
Il y a 15 jours je suis donc allée voir cette pièce au Théâtre Mouffetard.
Très heureuse de retrouver la troupe de La Querelle que je n’avais pas vu depuis un p’ti bout de temps.
Nous avions vécu des moments forts en 2004 lorsque certains d’entre eux m’ont fait l’honneur de défiler pour moi pendant la Biennale Design de St-Etienne.
Ils ont relevé le défi pour un résultat plutôt réussi. Une très belle expérience pour moi!
Je ne saurais donc trop vous conseiller d’aller les voir dans cette pièce de Fassbinder : sensualité, violence des sentiments et émotion sont au rendez-vous!
Allemagne, années 70. Léopold, une trentaine d’années, est fiancé à Véra ; Franz étudiant fauché de dix ans son cadet, fiancé à Anna. Un soir, le premier rencontre le second, et l’invite chez lui. Ce dernier accepte… Fassbinder résumait cette pièce ainsi : une comédie avec fin pseudo tragique.
Elle met en jeu, comme au casino, quatre personnages, deux hommes et deux femmes, qui chercheront ensemble la combinaison d’une impossible martingale amoureuse. Les deux hommes, Bluhm et Meister, empruntent leurs noms à Joyce et à Goethe.
Cette pièce est d’abord l’histoire de leur rencontre et de leur amour. Ou les vertiges croisés de la maturité et des années d’apprentissage. Puis viendront Anna et Véra. Se mettra alors en place un huis clos ouvert, décomplexé, nerveux et méchamment drôle, intime et démesuré à la fois. Mauvais garçons des rues sentimentales, tous les quatre roulent trop vite, passant au rouge, forçant les sens interdits.
Avec toujours, comme code d’honneur, cette insolence sensible, si propre à Fassbinder. Les couples se font et se défont, comme joués aux dés. Jusqu’au dénouement, pseudo tragique donc, car rien n’est moins sérieux que les choses graves. (Théâtre Mouffetard).
mise en scène Matthieu Cruciani collaboration artistique Marijke Bedleem et Pierre Maillet avec Yann Métivier (Franz Meister), Julien Geskoff Leopold Bluhm), Emilie Beauvais (Anna Wolf), Laetitia le Mesle (Vera), décor et costumes théâtre la querelle / lumières Richard Gratas / musiques Haendel, Elvis Presley / production théâtre la querelle











*
*